• 13 juin 2024 9h15

Miadé Bé Nou

Traditions, Cultures ancestrales et Actualités du Togo, d'Afrique et du Monde

Ces pratiques qui faussent le jeu démocratique.

ByAristo

Déc 14, 2023

La corruption et l’achat des consciences en période des élections sont des problèmes préoccupants qui sapent les fondements de la démocratie. Ces pratiques de corruption électorale compromettent l’intégrité des processus électoraux et faussent le jeu démocratique.

La démocratie est devenue un système politique dans lequel la souveraineté est attribuée aux citoyens qui l’exercent de façon : directe lorsque les citoyens adoptent eux-mêmes les lois et décisions importantes et choisissent eux-mêmes les agents d’exécution, généralement révocables.

la concentration des pouvoirs dans les mains d’un parti politique. l’existence d’un seul parti politique. l’existence de partis politiques d’opinions différentes. On peut aussi citer comme autre principe de la démocratie le respect des libertés fondamentales de l’homme.

Abraham Lincoln, président des États-Unis de 1860 à 1865, aurait un jour déclaré que la démocratie était « le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple »

L’achat des consciences, aussi connu sous le nom de clientélisme électoral, est une pratique consistant à offrir des avantages matériels ou financiers aux électeurs en échange de leur soutien ou de leur vote. Ces avantages peuvent prendre différentes formes, telles que de l’argent comptant, des emplois, des services gratuits, des cadeaux, ou des promesses de faveurs politiques.

Cette pratique de corruption électorale est profondément préjudiciable à la démocratie. Elle crée un déséquilibre dans la compétition électorale en permettant à certains candidats ou partis politiques d’obtenir un avantage illégitime sur leurs concurrents. De plus, elle limite la possibilité d’un choix éclairé de la part des électeurs, car ces derniers sont davantage motivés par des incitations matérielles que par les mérites et les programmes politiques des candidats.

Lutter contre la corruption électorale et l’achat des consciences est essentiel pour préserver l’intégrité des processus démocratiques. Cela nécessite une action collective impliquant l’État, la société civile, les médias et les citoyens.

Voici quelques mesures qui pourraient être mises en place :

  1. Renforcement de la législation : Adopter des lois strictes et claires interdisant l’achat des consciences et la corruption électorale. Établir des sanctions appropriées et dissuasives pour les contrevenants afin de garantir le respect de la loi.
  2. Sensibilisation et éducation : Informer les électeurs sur les conséquences néfastes de la corruption électorale et sur les principes et valeurs de la démocratie. Sensibiliser les citoyens à leurs droits et responsabilités en tant qu’électeurs et les encourager à faire des choix éclairés lors des élections.
  3. Surveillance et contrôle : Mettre en place des mécanismes de surveillance et de contrôle efficaces pour prévenir et détecter les cas de corruption électorale. Renforcer les organes de supervision des élections et les rendre indépendants et transparents.
  4. Protection des lanceurs d’alerte : Mettre en place des protections légales et des mécanismes de dénonciation pour encourager les personnes à signaler les cas de corruption électorale sans crainte de représailles.
  5. Transparence et responsabilité : Promouvoir la transparence dans le financement des partis politiques et des campagnes électorales. Exiger la divulgation obligatoire des sources de financement et des dépenses politiques afin de garantir l’intégrité et l’équité du processus électoral.

Il est essentiel que tous les acteurs de la société s’engagent activement dans la lutte contre la corruption électorale et l’achat des consciences. En travaillant ensemble, nous pouvons promouvoir des élections libres, équitables et démocratiques, où les choix des électeurs sont basés sur leurs convictions et non sur des incitations matérielles.

Les dangers de la corruption, de la surfacturation et de l’achat de conscience pour un pays comme le Togo sont multiples et profonds.

Voici quelques éléments clés à considérer :

  1. Affaiblissement de l’économie : Lorsque la corruption et la surfacturation sont répandues, elles engendrent un climat d’incertitude pour les investisseurs et découragent les initiatives entrepreneuriales. Les ressources financières qui devraient être investies dans le développement économique sont détournées, ce qui ralentit la croissance et aggrave les inégalités sociales.
  2. Dégradation des services publics : La corruption et la surfacturation peuvent entraîner une allocation inefficace des ressources publiques, ce qui conduit à une baisse de la qualité des services essentiels tels que l’éducation, les soins de santé, les infrastructures routières, et l’accès à l’eau potable. Cela affecte directement la population, en particulier les plus vulnérables, qui sont les plus dépendants de ces services.
  3. Instabilité politique : La corruption et l’achat de conscience peuvent sap er la confiance du public dans le système politique et causer des tensions sociales. Lorsque les citoyens perçoivent que leurs voix et leurs intérêts ne sont pas pris en compte, ils sont plus enclins à se tourner vers des mouvements extrémistes, à participer à des manifestations violentes ou à perdre confiance dans les institutions démocratiques. Cela peut engendrer une instabilité politique qui compromet la gouvernance et la stabilité du pays.
  4. Inégalités et pauvreté accrues : La corruption et la surfacturation favorisent l’enrichissement des élites politiques et économiques, au détriment du développement durable et de l’amélioration des conditions de vie pour la grande majorité de la population. Cela aggrave les inégalités existantes et perpétue le cycle de la pauvreté, créant ainsi des disparités économiques et sociales qui peuvent conduire à des problèmes de sécurité et à un mécontentement généralisé.
  5. Perte de confiance et de crédibilité internationales : La persistance de la corruption et de la surfacturation affaiblit la réputation d’un pays sur la scène internationale. Cela peut dissuader les investisseurs étrangers, compromettre les relations bilatérales et l’accès aux financements internationaux. De plus, cela peut entraîner une perte de crédibilité dans les organisations internationales, ce qui peut avoir des conséquences négatives sur le développement économique et social du pays.

Il est donc impératif que le Togo prenne des mesures rigoureuses pour lutter contre la corruption, la surfacturation et l’achat de conscience. Cela nécessite des réformes politiques, une transparence accrue, un renforcement de l’état de droit et la promotion d’une culture de responsabilisation. Se débarrasser de ces fléaux est essentiel pour garantir un développement durable, une gouvernance efficace et une meilleure qualité de vie pour tous les citoyens togolais.

La rédaction

By Aristo