• 18 mai 2024 20h21

Miadé Bé Nou

Traditions, Cultures ancestrales et Actualités du Togo, d'Afrique et du Monde

Élections régionales et législatives : A quand une Céni sans acteurs politiques au Togo ?

ByAristo

Mai 26, 2023

Une Commission électorale indépendante composée d’acteurs non politiques. C’est le souhait de Aké Mel Christiano, Responsable des projets et de la formation à l’Observatoire ivoirien des droits de l’homme (OIDH), pour qui toutes les conditions sont loin d’être « réunies » pour le nouveau cycle électoral qui va s’ouvrir en septembre 2023. « Sa composition actuelle, malgré les discussions

Autour, demeure majoritairement faite d’acteurs politiques, donc partiaux. À preuve, des commissaires émanant de partis politiques continuent d’être désignés. Par décret présidentiel du 15 février 2023, d’autres acteurs politiques ont fait leur entrée au sein de la Commission Électorale Indépendante (CEI). Pour l’OIDH, les exigences d’impartialité et d’indépendance de la Commission Électorale indépendante (CEI), gage de la confiance dans le contrat social électoral, ne sont toujours pas remplies. Alors que le débat sur la CEI ne devrait pas être clos, et au moment où on part à des élections avec la CEI, dans sa mouture actuelle, des actes potentiellement porteurs de conflits, devraient être évités », lit-on dans la déclaration en date du 18 mai de l’OIDH.

Le doute que les recommandations de cette organisation de défense des droits humains soient prises en compte par les autorités ivoiriennes est on ne peut plus réel. Mais c’est un fait qu’une commission sans acteurs politiques aurait beaucoup plus de gueule, et produirait des résultats sinon parfaites, du moins crédibles. Confier le contrôle d’un scrutin à la société civile, association à caractère non gouvernemental et à but non lucratif par essence, c’est garder l’église au milieu du village. C’est accepter de jouer le jeu démocratique tel qu’il doit se faire dans une république qui se respecte. C’est respecter le choix des populations, c’est se respecter en tant qu’entité politique. C’est grandir démocratiquement. C’est disposer d’autant de qualités qui manquent dans la sous-région ouest-africaine, encore plus dans un Togo où la Commission électorale nationale indépendante est composée selon les humeurs d’un régime qui a toujours eu la haute main sur les scrutins, quels qu’ils fussent.

Chez nous, celui qui organise une élection, UNIR en l’occurrence, ne doit jamais la perdre. Pour les régionales et autres législatives à venir avec la Ceni composée en majorité d’acteurs politiques, ça n’aide pas. Cette Céni est à l’image des précédentes Céni toujours dominée par le parti au pouvoir.

Source : Journal « Le Correcteur »

By Aristo