• 22 février 2024 4h05

Miadé Bé Nou

Traditions, Cultures ancestrales et Actualités du Togo, d'Afrique et du Monde

Prix des fournitures scolaires : L’autre cauchemar des parents d’élèves

ByAristo

Août 31, 2022

Lors du conseil des ministres, organisé le 25 août dernier à Lomé, quatre projets de décret ont été adoptés dans quatre secteurs. Il s’agit de l’aviation civile, la cybersécurité, la gouvernance publique et les marchés publics.


Ces quatre secteurs vont respectivement bénéficier des modalités de perception de redevances par l’Agence nationale de l’aviation civile, de la qualification des prestataires de services de confiance de cybersécurité, du code de bonne conduite des représentants de l’Etat dans des organes et établissements, et de baisse le taux de redevance des marchés publics.


On notera que lors de cette rencontre gouvernementale présidée par le chef de l’Etat, quatre communications ont également été entendues, de l’évolution de la pandémie de covid-19 dans le pays à la promotion des activités physiques et sportives de masse ; du renouvellement des instances du Conseil national de la jeunesse à l’état d’exécution des projets d’investissement. Ces secteurs et communications, tous tant qu’ils sont, sont dignes d’attention gouvernementale certes, mais ils sont à mille lieues de ce qui préoccupe Togolais.


A un mois de la rentrée scolaire, des milliers de parents en sont encore à se demander s’ils vont pouvoir assumer les frais de leurs rejetons du début jusqu’à la fin du cursus, du déplacement jusqu’à l’argent de poche. Et pour leur malheur, la cherté des prix de première nécessité ayant entrainé la flambée de tout produit quel qu’il soit, le prix des fournitures scolaires ont littéralement flambé. Pas moyen de s’enquérir des prix comme avant. Il est loin le temps où le paquet des cahiers de cent pages se vendaient à 900 francs ou 1000 francs. Les uniformes scolaires non plus ne vont pas se vendre au même prix qu’il y a deux ou trois ans.

Les choses empirent. Mais en réaction, le gouvernement qui semble n’être là que pour les plus riches, ne met pas en place des mécanismes devant permettre au plus grand nombre des citoyens de survivre.
Autrement, il procéderait aux subventions ne serait-ce que des fournitures scolaires. Le plafonnement des prix de ces fournitures devrait aussi être en ligne de compte. On nous dira que l’école publique est devenue gratuite. Mais quid des enfants qui s’inscriront dans des écoles privées sans qui l’Etat serait débordé en termes d’effectifs ?


Le prix des écolages de ces écoles n’a jamais interpelé le gouvernement, si bien que les directeurs n’en font qu’à leurs têtes. Le conseil des ministres pouvait accoucher de ces sujets qui sont d’une actualité brulante dans la vie des Togolais ; au lieu de ça, messieurs les dirigeants ont préféré faire de l’esprit. Regrettable.


Source : Journal « Le Correcteur » N°1060

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