• 22 juillet 2024 21h39

Miadé Bé Nou

Traditions, Cultures ancestrales et Actualités du Togo, d'Afrique et du Monde

Un grand meeting des OSC, des universitaires et des partis politiques contre la Vème République et la mauvaise gouvernance le 30 juin prochain sur le terrain d’Akassimé

ByAristo

Juin 22, 2024

La récente adoption de la nouvelle constitution de la Vème République instaure un pouvoir à vie pour le chef de l’État en exercice, perpétuant ainsi un règne de mauvaise gouvernance transmis de père en fils au sein de la famille Gnassingbé.


Les organisations de la société civile (OSC), les partis politiques et les universitaires s’opposent fermement à cette modification constitutionnelle unilatérale, soulignant le non-respect des dispositions de la constitution de 1992 qui prévoyait une consultation populaire à ce sujet.
Cette situation témoigne d’une gouvernance défaillante de la part du gouvernement en place, qui perdure depuis de nombreuses années.

La promulgation d’une nouvelle constitution au Togo, sous la Vème République, le 6 mai 2024, a suscité une vive réaction de la part des organisations de la société civile (OSC) et des partis de l’opposition. Ces acteurs politiques et citoyens ont exprimé leur ferme rejet des actions du gouvernement en place, dénonçant un véritable coup d’État constitutionnel orchestré par le régime en place.

Face à cette situation, les partis d’opposition et les groupes de la société civile togolaise se mobilisent pour exprimer leur désaccord lors d’un grand meeting prévu le 30 juin à 14 heures sur le terrain d’Espoir à Akassimé. Cette manifestation est une occasion pour les citoyens de manifester leur opposition à la nouvelle constitution promulguée par le Chef de l’État, son Excellence Faure Gnassingbé.

En effet, la modification de la constitution soulève des questions quant à la légitimité et la transparence du processus ayant conduit à son adoption. De nombreux observateurs voient dans cette démarche un moyen pour le régime en place de consolider son pouvoir et de restreindre les libertés démocratiques au Togo.

Le caractère de coup d’État constitutionnel dénoncé par les opposants met en lumière les tensions politiques et sociales qui persistent dans le pays. La mobilisation populaire prévue le 30 juin prochain constitue un acte citoyen fort visant à rappeler l’importance de la démocratie et de l’État de droit dans la construction d’une nation juste et équitable pour tous les Togolais.

En cette période cruciale pour la démocratie togolaise, il apparaît nécessaire que les autorités en place entendent la voix du peuple et favorisent un dialogue inclusif pour trouver des solutions respectueuses des aspirations de l’ensemble de la population.

La rédaction

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