• 18 mai 2024 5h22

Miadé Bé Nou

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Commandement de quitter les lieux à partir du 15 octobre 2022: « Les chiens aboient, la caravane passe » note d’information de l’EPAM aux grossistes d’Abattoir et d’Atikpodji

ByAristo

Sep 14, 2022

Que se passe-t-il au marché d’Atikpodji et d’Abattoir ? Le moins qu’on puisse dire, c’est que le courant ne passe plus entre l’EPAM les grossistes de piments et tomates dans ce marché parmi lesquels une centaine de femmes et hommes, vont être livré à des dettes.

Le déguerpissement du lieu vers Klikamé a cours depuis quelques mois. Pour les grossîtes , soutenues par des organisations de la société civile, du Maire de la commune Golfe 4, il s’agit d’un ‘abus de pouvoir’ de la Directrice générale de l’Établissement public de l’exploitation des marchés (EPAM). Ledit établissement parle plutôt d’une ‘déplacement vers un autre site’ prise à l’encontre de gens qui sont à la base d’une guerre entre les chargeurs et déchargeurs, revendeurs et revendeuses grossistes des denrées périssables dudit marché.

Selon les grossistes , ce qui se passe dans ce marché est inacceptable. Il est normal, a souligné les grossistes , que eux les femmes revendeuses choisissent leurs portefaix et chargeurs elles-mêmes. Le déplacement d’Atikpodji et Abattoir vers Klikamé, pour ce choix qui leur revient, frise de l’abus d’autorité, fait-elles savoir. Dommages que subissent ces femmes sur la en voie de développement croulent sous le poids des dettes à cause du caractère périssable de leurs marchandises.

Pour Essotchènè Tchagbélé, Directeur général adjoint de l’EPAM, ces femmes ont été suspendues à raison. «Ce sont des femmes compliquées à Abattoir, elles nous créent trop de problèmes. Nous avons plus de 30 marchés dans la commune de Lomé mais c’est ce marché qui crée plus de problèmes. Nous en avons marre», a-t-il lancé sur radio dans le cadre de la suspension de 17 vendeurs dans ce marché parmi lesquels une dizaine de femmes.

« Les chiens aboient, la caravane passe » comme on le dit souvent, au début de cette semaine, une note d’information a été envoyée aux revendeurs et revendeuses grossistes des denrées périssables d’Atikpodji et d’Abattoir par l’EPAM signée par le commissaire divisionnaire de police Samialo POTCHOLI-KADJA de quitter les lieux à partir du 15 octobre 2022.

VOICI CI-DESSOUS LA NOTE D’INFORMATION DE L’EPAM

‘L’EPAM vit à 100% de recettes essentiellement constituées de taxes et des loyers des boutiques’.

Il faut aussi noter que le Maire de la commune Golfe 4 est en bras de fer avec Payadowa Boukpessi actuellement Ministre d`État, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et du Développement des territoires pour la suppression de l’EPAM.

Toutes ces misères, croit dur comme fer Jean-Pierre Fabre, sont des «représailles à la dénonciation (par le conseil municipal du Golfe 4) du statut et des activités nuisibles de l’EPAM » dont le ministre préside le conseil d’administration.

Le maire de la commune du Golfe 4 n’a pas passé sous silence les vices de forme et de procédure qui entachent le transfert du patrimoine matériel et immatériel de l’ancienne commune de Lomé, non transféré, aux nouvelles communes de la préfecture du Golfe, au District autonome du Grand-Lomé (DAGL). Ce transfert, fait-il observer, devrait se fait conformément à l’article 316 de la loi énonçant que « le transfert des biens de l’État aux collectivités territoriales est décidé par décret en conseil des ministres, soit à la requête de ces collectivités territoriales, soit sur l’initiative de l’État lui-même ». Mais, voilà, le transfert de l’Établissement public autonome d’exploitation des marchés de Lomé (EPAM) au DAGL a été effectué par arrêté du ministre. Illégal, juge le maire.

Le maire Jean-Pierre Fabre déplore que le ministre Payadowa Boukpessi « s’autorise en moins de six mois, trois violations flagrantes et graves de la loi sur la décentralisation : violation de l’Art 384 : blocage du budget de la commune du Golfe 4 ; violation de l’Art 78 : tentative d’annulation de l’adressage de certaines rues de la commune du Golfe 4 par une « note aux maires » ; violation de l’Art 316 : transfert de l’EPAM au DAGL par un arrêté, en lieu et place d’un décret en conseil des ministres ». « Ces violations témoignent d’une farouche volonté d’empêcher la « libre administration des collectivités territoriales » prescrite en titre, par le chapitre 1er de la loi sur la décentralisation », peste-t-il.

Le sens commun est une notion étudiée dans les sciences sociales. Le concept se rapporte à une forme de connaissance regroupant les savoirs largement diffusés dans une culture donnée : normes, valeurs et associations symboliques. En tout cas les grossistes sont solidaires pour ne bouger pour aller à Klikamé.

By Aristo