• 18 mai 2024 5h05

Miadé Bé Nou

Traditions, Cultures ancestrales et Actualités du Togo, d'Afrique et du Monde

Epé – Ekpé (fête historique des Guins) : La 359ème prise de la pierre sacrée est de couleur « Blanche Immaculée »

ByAristo

Sep 27, 2022

C’est sans doute une des cérémonies les plus plus importantes de toute l’Afrique de l’Ouest.

Propre aux Guins venus du Ghana au 17ème siècle pour s’installer dans la région des lacs en 1663, Epé-Ekpé est l’occasion de la prise de la pierre sacrée (Kpessosso) qui demeure le noyau autour duquel tournent toutes les manifestations.

Cette fête marque le début de l’année de l’ethnie Guin.

Elle n’a pas de date fixe mais est généralement célébrée au mois de septembre de chaque année et quelques rares fois au mois d’août à Glidji Kpodji.

Le peuple Guin vit dans le sud du Togo. Il célèbre le nouvel an au mois de septembre de chaque année, par une cérémonie de prise d’une pierre sacrée. Découvrez cette fête traditionnelle togolaise dans ce reportage.

Ils sont des milliers d’adeptes des couvents des différentes divinités à se rassembler sur la place de Glidji Gbatsomé pour les cérémonies de la prise de la pierre sacrée. Ceci marque le nouvel an peuple Guin vivant au sud du Togo. Tout de blanc vêtus, ils s’adonnent à une série de rituels, de prières et de cheminements marquée par des chants et des danses.

Le peuple Gê est dans l’allégresse depuis le jeudi 22 septembre. La 359ème édition de la prise de la pierre sacrée à Glidji Kpodji Avé Gbatso a tenu sa promesse. Blanche immaculée, la 359ème pierre sacrée en pays Gê annonce une année prospère, porteuse de bonheur pour le peuple togolais. Cependant, l’oracle sous lequel vient cette pierre sacrée pose des conditions à la cité togolaise. La pierre sacrée recommande aux peuples Gê et à la nation de faire des sacrifices au gardien fétiche de la cité (Doulégba).

« Le peuple Gê est dans une allégresse dans la célébration de la 359ème cérémonie Ekpé Sosso » a annoncé Kouvahey Ludovic, représentant de Gê Fioga Sédégbé Folly Bébé avant d’ajouter d’annoncer « Que renaisse un vent nouveau, un vent de paix et de renaissance du peuple Gê ».

Tout en remerciant le chef de l’État pour son engagement dans l’organisation particulière de cette édition, le représentant de Gê Fioga invite les populations Gê a fêté la nouvelle année en respectant les mesures éditées par le gouvernement togolais.

…, voilà qui surprend, et d’autant plus qu’il échappe habilement aux pièges dans lesquels sont tombés initialement les fabricants de coutumiers de l’Afrique, et par la suite beaucoup de géographes et anthropologues discourant du régime des terres. Tandis que les administrateurs d’il y a une plusieurs années, issus d’horizons variés et souvent peu préparés à leur  tâche d’enquêteurs et de rédacteurs, devaient, à partir d’un questionnaire inadéquat, inspiré par le droit occidental, respecter deux exigences difficilement conciliables : l’établissement de règles simples à l’usage des tribunaux et la prise en compte des contextes sociaux spécifiques, les spécialistes du foncier africain, depuis une quinzaine d’années se sont multipliés, corrigeant les propositions inexactes de leurs prédécesseurs, affinant les terminologies, et tentant des formalisations théoriques souvent mises à mal par l’absence de prise en compte du social en tant que phénomène total non statique.

A la différence de beaucoup de travaux antérieurs, l’approche des tenures  foncières que propose un grand Monsieur me paraît exemplaire en ce qu’elle appréhende le système, d’une part  sous l’angle de sa dynamique, d’autre part sous l’angle de ses rapports à différents plans sociaux étroitement liés au juridique. Tout en suivant les progressions temporelles, l’auteur noue le foncier au politique, le foncier et le politique aux structures de parenté, et l’ensemble à l’histoire turbulente de cette population composite qui s’est peu à peu fixée dans le sud-est togolais depuis réflexif siècle. La construction d’un espace politique en expansion implique une politique de la terre et une subordination des lignages par le jeu de l’hospitalité. Si superficiellement, le système foncier se présente dans la tradition comme un modèle idéal  d’équilibre (collectivisme, inaliénabilité, sacralisation), il apparaît à un œil plus avisé comme une réalité qui contient  les  germes  de son propre changement.

Affaire à suivre …

By Aristo