• 18 mai 2024 5h00

Miadé Bé Nou

Traditions, Cultures ancestrales et Actualités du Togo, d'Afrique et du Monde

La Loupe du Correcteur : Plafonnement des prix des articles scolaires, l’autre hérésie gouvernementale

ByAristo

Sep 30, 2022

La rentrée académique 2022-2023 a été effective aujourd’hui sur l’ensemble du territoire national. Bien avant, les parents d’élèves ont connu des vacances les plus agitées en raison de la vie chère. Parallèlement, une vaste campagne de spéculations a rendu les fournitures intouchables. Le gouvernement à travers son ministre du Commerce comme pour ne rien arranger, a semé la confusion et la pagaille à une semaine de cette rentrée étouffante. Le ministère du commerce a en effet dévoilé mardi 20 septembre dernier, les nouveaux prix plafonds de détail des fournitures, «à respecter sur les différents marchés» dans toutes les régions du pays.

Dans les détails, le prix de paquets de cahiers de petit format varie dorénavant de 1200 FCFA à 1400 FCFA pour les 100 et 200 pages, et de 2500 FCFA à 2700 FCFA pour les 300 pages. Ceux de grand format sont désormais vendus entre 2300 FCFA et 3500 FCFA pour les paquets de 100 pages, entre 3150 FCFA et 3500 FCFA pour les 200 pages et 5000 FCFA et 5500 FCFA pour les 300 pages.                    A vrai dire, cela dépasse même médecin après la mort. Cela ressemble à un tir sur un corbillard.           En décidant de plafonner le prix du paquet à 1300, cela revient à dire que le carton (20 Paquets) est à 26000. Or, il y a des cahiers actuellement à 21.500 le carton, même chez les Libanais à Sotimex, il y en a à 23 000.

Nous même nous en sommes procuré au Grand marché de Lomé à 21.500 FCFA. En décidant de plafonner à la hussarde même si le ministre Kodjo Adedze s’en défend, le gouvernement créé de nouvelles spéculations. Ces vendeurs de cahiers peuvent brandir le communiqué d’Adedze comme les prix officiels.

En quoi le gouvernement aide finalement la pauvre population ? C’est du grand n’importe quoi. Si le gouvernement n’est pas capable de quoi que ce soit, qu’il reste aphone comme d’ordinaire au lieu d’ajouter de l’obscurité à une nuit déjà privée d’étoiles. Jusqu’au bout, que d’hérésie gouvernementale.

Honore ADONTUI

By Aristo