• 13 juin 2024 9h45

Miadé Bé Nou

Traditions, Cultures ancestrales et Actualités du Togo, d'Afrique et du Monde

La presse togolaise victime du mépris gouvernemental : Le fonds public d’appui à la presse passe d’une valeur de 1,4 milliards de FCFA à 1,9 milliards FCFA au Sénégal

ByAristo

Déc 10, 2023

Nous sommes au Sénégal, pays où le projet de budget du ministère de la Communication pour 2024 a été annoncé la semaine dernière par le ministre sénégalais du même portefeuille dirigé par Moussa Bocar Thiam à l’Assemblée Nationale.

 « Un soutien financier a été apporté à 190 entreprises de presse, à 166 radios communautaires ainsi qu’aux organisations des médias. On est passé de ce qu’on appelait «aide à la Presse» avec un pouvoir discrétionnaire du ministre dans la distribution des fonds, à la gestion de cette aide par un comité mis en place par un décret de 2021. C’est ce comité qui procède à la répartition de ce fonds, en obéissant à des critères précis », a déclaré le ministre, mettant dans la foulée en garde contre ce qu’il est convenu d’appeler le pseudo-journalisme. « Si les gens ne font plus du journalisme, c’est la loi qui va s’appliquer. On est dans un cadre réglementé ». Ce n’est pas le lieu de ratiociner sur qui fait du bon journalisme, qui en fait du mauvais, qui respecte la déontologie et qui ne la respecte pas.

Ce qui intéresse ici, ou plutôt ce qui intéresse la corporation togolaise, c’est le montant alloué à leurs collègues journalistes sénégalais. Un montant qui n’a rien à voir avec le menu fretin jeté dans la sébile de journalistes togolais qui ont toujours tiré le diable par la queue comme personne. La dernière aide de l’État à la presse au Togo a eu lieu en août dernier, et pendant que les journalistes sénégalais ont droit à près de 2 milliards de FCFA, quelque 147 médias togolais ont dû se contenter de 150 millions de FCFA.

Une preuve, s’il en fallait une, que le gouvernement togolais n’a jamais considéré la presse togolaise.

A ce mépris s’ajoutent les mauvaises conditions où ont de tout temps travaillé des journalistes obligés à survivre, qui plus est considérés par certains membres du régime plus comme un ennemi à abattre que comme un acteur à part entière de la vie sociétale du pays.

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Source : Journal « Le Correcteur »

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