• 18 mai 2024 18h11

Miadé Bé Nou

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La transformation des caniveaux d’evacuation d’eaux en dépotoirs : Mme SOSSOU Séfako Amè Valérie en colère contre ces pratiques

ByAristo

Oct 6, 2023

Au Togo en général et à Lomé en particulier, lors de grosses intensités pluviométriques, les populations se déplacent peu et quand c’est inondé, encore moins. Le pays vit alors, à ces moments-là, au ralenti ; ce qui est économiquement et socialement dramatique sans compter les conséquences que ces inondations ont sur la santé, l’environnement, les équipements urbains et le foncier.

Malgré tous les efforts déployés et les travaux réalisés par les Mairies afin de mettre un terme à ces récurrentes inondations, le problème demeure et même s’accentue parfois dans certaines zones urbaines. Le changement climatique, l’accroissement et le déplacement des populations des zones rurales vers les grandes agglomérations, l’encombrement par les déchets des canalisations et un réseau en majorité vieillissant et à bout de souffle, composent des coefficients considérables du dysfonctionnement des ouvrages d’évacuation. Il est donc crucial d’avoir un système efficient d’écoulement et de gestion des eaux pluviales.

bouchés, transformés en poubelle, ils ne remplissent plus efficacement leur fonction. Le sable, l’évacuation des eaux usées domestiques et le dépôt des ordures ménagères, participent fortement à l’obstruction de ces canalisations et ceci conduit inévitablement à la paralysie de tout le système qui, dans ce cas, ne peut plus rejeter ces eaux vers les exutoires. Par ailleurs, ces ouvrages techniques sont la plupart du temps coûteux, difficile à entretenir et parfois représentent un danger lorsque les dalles ne sont pas posées pour fermer les caniveaux à la fin des travaux ou après leur curage. Les limites du modèle sont là.

Mme SOSSOU Séfako Amè Valérie, 2ème Maire Adjointe de la Commune Golfe 2, la promotrice de l’événemen ‹‹ Salon Artistique ›› et engagée pour la cause du développement durable dans sa Commune en parle de ce phénomène « des Caniveaux Bouchés Et Inutilisables ».

Cette pratique a fini par bouché les caniveaux par endroits au point que les eaux ne coulent plus. A la moindre pluie les caniveaux sont débordés et les maisons se retrouvent sous l’eau.

Pour Mme Valérie : ‹‹ Tu cris inondation tout temps ! Tu jettes les déchets par les fenêtres de la voiture sur la route! Tu jettes les ordures dans les rues ! Tu dénonces et exige la construction des routes, des caniveaux ! Cette image démontre ton incivisme à jeter les ordures de ta maison dans les caniveaux. Aménageons et assainissons notre environnement. Notre santé et bien-être en dépendent.
Ensemble, arrêtons de poser des actes de ce genre. Ça freine notre développement.
›› a a-t-elle écrit sur sa page Facebook.

Le constat est fait ; nous devons repenser et redimensionner notre réseau d’évacuation des eaux pluviales avec l’emploi de solutions et techniques alternatives, durables et à moindre coût. Les méthodes et procédés de substitution existent. Il faut en parler, les mettre en place et comparer les résultats avec ce qui se fait actuellement. Cependant, nous n’avons pas l’impression que les sachants (les entreprises de travaux) proposent des variantes au maître d’ouvrage. Il est important de rappeler que les entreprises en charge de ces travaux, ont un devoir d’information et de conseil envers le mandant sur ces différents sujets et nous sommes en droit de nous demander si ces solutions ont été proposées. Si oui pourquoi ne sont-elles pas mises en application ? Sinon pour quelles raisons ?

Dans les zones très urbanisées comme Dekon, Amoutivé, Lom-nava, Adakpamé, Adidogomé, Attiégou, Nyékonakpè, Kodjoviakopé, Kagomé, Anfamé, Tokoin Gbadago et d’autres grandes villes de notre pays, les canalisations enterrées et les techniques d’infiltration des eaux de pluie sont à privilégier.

En conclusion, il est urgent d’actionner les leviers qui nous permettront de mettre en place ces techniques alternatives pour une meilleure gestion des eaux pluviales au Togo. Des actions qui contribueront à remplacer progressivement le réseau de curetage actuel et à augmenter sa capacité par de nouvelles méthodes. Les ouvrages enterrés sont efficaces et ont des résultats plus que probant dans les pays du nord. Ils permettent une gestion maniable du réseau, en contrôlant son volume par la manœuvre de vannes. Les inondations ne sont pas une fatalité.

La rédaction.

By Aristo