• 13 juin 2024 7h52

Miadé Bé Nou

Traditions, Cultures ancestrales et Actualités du Togo, d'Afrique et du Monde

L’homme le plus vieux du monde, Yenhin DABOKOU surnommé Kada , décédé à l’âge de 154 ans sera enterré demain mercredi 14 février 2024

ByAristo

Fév 13, 2024

Un agriculteur Togolais de 152 ans, Yenhin DABOKOU surnommé Kada, est désormais l’homme le plus vieux du Togo .

Né en août 1870 dans la village de Tsagba, dans dans la préfecture de Haho à 20 km de Notsé, Yenhin DABOKOU surnommé Kada, est officiellement l’homme vivant «le plus âgé» du Togo, selon nos informations

« Yenhin DABOKOU surnommé Kada a une santé et une mémoire exceptionnelle. Yenhin DABOKOU surnommé Kada se souvient de son enfance, de son mariage, de sa conversion de l’homme de Dieu au prêtre traditionnel.

J’avais fait la découverte du doyen du Togo le 17 juin 2022 dans la préfecture de Haho à travers son fils. En ce moment il s’apprêtait à fêter 152 ans. Après ma publication la préfecture avait envoyé une délégation pour vérifier les faits et c’était réel après l’histoire racontée par Mr Kada.
Ce lundi 12 février 2024, le doyen du Togo est décédé à l’age de 154 ans vers midi.

L’homme le plus vieux du monde, Yenhin DABOKOU surnommé Kada , étant un traditionaliste et un prêtre Vaudou, il avait bien insisté sur ça « que son corps n’ira pas à la morgue après sa mort ».

Ayant compris le message de leur papa, les enfants et la famille ont fait le programme comme suit:

ce mardi 13 février 2024 : la veillée traditionnelle dans son domicile à Notsè et demain mercredi 13 février 2024 l’enterrement.

En réalité, la croyance selon laquelle les prêtres Vaudou n’aiment pas se rendre à la morgue après leur mort est due à des convictions spirituelles profondément enracinées dans leur culture et leurs traditions. Dans la pratique du Vaudou, la relation avec les morts est très forte et les prêtres Vaudou accordent une grande importance au respect des défunts et de leurs rituels funéraires.

Pour un prêtre Vaudou, être amené à la morgue après son décès peut être perçu comme une transgression ou une violation de ses croyances personnelles. Les prêtres Vaudou ont souvent des rites funéraires spécifiques et des pratiques liées à la mort qui sont distinctes de celles des autres religions ou cultures. Ainsi, pour eux, le fait d’être emmené à la morgue pourrait perturber le processus de transition vers l’autre monde et compromettre la paix de l’âme du défunt.

Si les enfants d’un prêtre Vaudou décédé décidaient d’amener son corps à la morgue malgré ses croyances, cela pourrait être perçu comme un manque de respect envers le défunt et sa spiritualité. Cela pourrait également entraîner des désaccords familiaux et des tensions au sein de la communauté Vaudou.

Il est essentiel de comprendre et de respecter les croyances et les pratiques funéraires de chacun, car elles revêtent une grande importance sur le plan culturel et spirituel. Prendre soin des défunts selon leurs croyances particulières est un moyen de perpétuer et de respecter la tradition et l’héritage de chacun.

Dans un contexte plus large, cet exemple met en lumière l’importance de la diversité culturelle et religieuse dans le respect des pratiques funéraires. Il souligne également la nécessité d’être sensible aux croyances et aux traditions des autres, même si elles peuvent sembler étranges ou inhabituelles pour certains. En fin de compte, le respect des rituels et des croyances liés à la mort contribue au processus de deuil et à la préservation de l’identité culturelle des communautés.

Il est indéniable que les personnes âgées méritent une place spéciale dans notre société en tant que détentrices de sagesse et de connaissances précieuses. La récente disparition de Yenhin DABOKOU, surnommé Kada, à l’âge impressionnant de 154 ans, soulève des questions sur la manière dont les personnes âgées sont perçues et traitées au Togo.

Dans de nombreux pays, les personnes âgées qui atteignent un âge avancé sont vénérées et respectées en tant que modèles de longévité, de sagesse et d’expérience. Elles sont considérées comme des héros vivants, célébrées pour leur contribution à la société et pour les leçons qu’elles ont à transmettre aux générations futures. Cependant, au Togo, il semble y avoir un manque de reconnaissance et d’appréciation envers les personnes âgées.

Il est crucial de souligner l’importance de prendre soin des personnes âgées, non seulement en raison de l’expérience et de la sagesse qu’elles apportent, mais aussi parce qu’elles méritent d’être traitées avec respect et dignité. Les personnes âgées ont souvent des besoins particuliers en matière de santé, de bien-être et de soutien émotionnel, et il est essentiel que la société dans son ensemble veille à ce que ces besoins soient satisfaits.

En prenant soin des personnes âgées, nous honorons notre histoire, nos traditions et nos valeurs. Leur contribution à la société ne doit pas être sous-estimée, car ils sont les piliers sur lesquels repose notre communauté. Il est temps que le Togo reconnaisse la valeur inestimable des personnes âgées et qu’il s’engage à leur offrir le soutien et l’attention qu’ils méritent.

En conclusion, les personnes âgées comme Yenhin DABOKOU devraient être célébrées et respectées pour leur longévité et leur sagesse. Prendre soin des personnes âgées n’est pas seulement une responsabilité morale, mais c’est aussi un acte de reconnaissance envers ceux qui ont contribué à façonner notre société. Il est temps que le Togo accorde la place qui revient aux personnes âgées et qu’il s’engage à les soutenir et à les protéger.

Pour plus d’informations, contacter le 00228 97218521

La rédaction

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