• 18 mai 2024 4h38

Miadé Bé Nou

Traditions, Cultures ancestrales et Actualités du Togo, d'Afrique et du Monde

Lutte contre la corruption : Haplucia-BOAD, un tandem comme un autre

ByAristo

Oct 11, 2022

La lutte contre la corruption et les autres pratiques répréhensibles au Togo a fait l’objet d’un protocole d’accord de coopération entre la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA) et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), le 30 septembre dernier à Lomé.

 Il s’agit pour les deux institutions de mettre en place des mécanismes devant prévenir, détecter, enquêter et combattre la corruption et les infractions assimilées dans les opérations transfrontalières. Pour mener à bien ce partenariat dont la durée est de 5 ans renouvelable, la Haplucia bénéficiera de la BOAD un appui en termes d’audit général, le tout sur fond d’échanges d’informations. De quoi satisfaire Essohana Wiyao, président de la Haplucia : « Par cet accord, nous formalisons notre coopération pour être plus fort. Ensemble, nous allons renforcer nos capacités pour agir efficacement », s’est-il félicité. Si cet accord peut faire bouger les lignes, il y a de quoi être optimiste.

Mais pour secouer le cocotier, la Haplucia a-t-elle besoin d’un partenariat, fût-il celui de la BOAD ? Nous ne croyons pas que cet accord soit gage d’efficacité, car en bénéficiant du soutien présidentiel, la Haplucia avait eu toutes les cartes en main pour faire la différence en s’attaquant à ceux qui se croient intouchables. Si le soutien de Faure Gnassingbé n’y a rien pu faire, on voit mal l’impact de la BOAD sur cette lutte qui souffre avant tout du déficit de volonté de la Haplucia.

Pour changer les choses en profondeur, il en faut de la volonté et de l’audace, quitte à se mettre à dos des ministres convaincus de magouilles, quitte à prêter le flanc aux coups fourrés, quitte à y laisser même sa peau.

Plus que d’un soutien quelconque, Haplucia doit se revêtir du manteau patriotique pour venir à bout de ce fléau jamais combattu avec la dernière rigueur sous nos cieux.

Source: Journal « Le Correcteur »

By Aristo