• 18 mai 2024 10h07

Miadé Bé Nou

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CHU SYLVANUS OLYMPIO de Tokoin : L’indifférence et la je m’enfoutisme face aux victimes qui trépassent suite aux chagrins de douleurs

ByAristo

Avr 14, 2024

L’absence de conscience professionnelle du personnel de la Santé au Togo n’est plus à démontrer. Des patients laissent leurs vies au Chu Sylvanus Olympio par la négligence et l’indifférence des agents de santé. Infrastructures vétustes et attitudes embarrassantes, voilà ce que dénoncent plusieurs personnes dans une correspondance au Ministre de la Santé.

Il est important de souligner que la méchanceté des médecins et des docteurs n’est pas un jugement généralisable à l’ensemble des professionnels de santé travaillant au CHU Sylvanus Olympio. Toutefois, il est crucial de signaler toute forme de négligence, d’attitudes inappropriées ou de comportements non éthiques de la part de ces professionnels, car ceux-ci peuvent avoir des conséquences graves sur la vie et la santé des patients.

Pour évaluer la situation de manière objective, il est recommandé de recueillir des témoignages écrits ou verbaux des patients ayant vécu des expériences négatives avec les médecins et les docteurs du CHU Sylvanus Olympio. Ces témoignages pourraient être analysés pour identifier les problèmes spécifiques rencontrés, tels que la négligence, l’indifférence, le manque de professionnalisme ou toute autre forme de comportement inapproprié.

Lecture !

Tout à d’abord, permettez mon insolence, mon irrespect, ma désobéissance, mon indignation notoire que je vais décrire dans ce posting.

Je ne suis ni politicien, ni apolitique, ni opposant, ni partisan d’un parti politique mais je suis un politique, car je suis un homme !

Je m’adresse insolemment, sans respect à tous les médecins et infirmiers du CHU SYLVANUS OLIMPIO département urgence accident.

Sans protocole,

Vous positionnez des médecins et infirmièr.e.s étrangers dans ce service. C’est très mauvais et déshonorant. Un vieux qui se vide de son sang sur le front, ces étranger.s.e s’approchent gaillardement pour demander : quel est votre nom ?

J’ai failli lui répondre dans mon insolence compte tenu de ma colère si une femme qui me regardait m’a dit sagement (mon fils ne dit rien)…

L’homme dit  « moudja fokou vévédé ntô », « Conteneur yé gué djé djinyé » l’infirmière répond, je ne comprends pas, donne ton nom… En ce moment, le sang coule abondamment sous un t-shirt sale avec lequel la tête a été attachée. J’ai dû quitter pour ne pas me faire remarquer.

Alors, je suis arrivé à l’hôpital à 10h03 lundi 1 avril aux cheveux d’un patient accidenté sans blessures, juste que la tête a cogné des briques dans une fosse. Hémorragie interne sûrement, car le sang sort du nez et de la bouche … Arrivée, je vois mon patient au sol. Pourquoi par terre ? Demandais-je! La maman me dit qu’il n’y a pas de lit. Eh yehowa, dénou Nya yamé ! Un hôpital de renom.
Durant 7h de temps, aucun soin n’a été administré au patient. Après des supplications, le docteur (….) se pointe et dit : on arrive. Mon patient est parti, il ne sais même pas où nous sommes.

17h52, le premier soin lui a été administré. Scanner, Radio tout est fait mais on ne nous dit rien de concret. Le premier sérum a pris fin, il faut qu’on vienne voir la suite et voir s’il faut encore placer un autre. Monsieur tu es qui ? Tu veux nous apprendre, notre métier ? Si c’est ça vient le faire ! Je réponds farouchement : on est arrivé ici depuis 10h et la personne perd connaissance et vous venez à 20h pour me dire de faire les soins moi même, si je pouvais le faire dois-je être ici ? Le gars est parti me laisser avec mes gros français emprunt des termes environnementaux et sanitaires.

Je retrouve un autre infirmier à 22H09, qui met le sérum et prescrit des médicaments sous prétexte que les médicaments prescrits par l’ancien ne sont pas bons.

La langue française est une langue de travail mais il faut mettre à côté de ces étrangers (Camerounais, Gabonais, Sénégalais, Nigérians etx…) qui sont là pour des spécialités, des Togolais qui parlent Ewé, Kabyè et Kotokoli. Surtout ces deux filles de moins de 22 ou 25 ans : on ne peut rien, il n’a qu’à souffrir un peu, le docteur viendra. Tu ne vois pas je remplis des fiches ?!
Hummm, si ce n’était pas là nature et les évènements, est-ce que ‘elle et moi on allait se croiser ? Foutaise.

Que Dieu me pardonne : quelque soit leur richesse ou niveau, un membre de leur famille très proche doit souffrir souffrir et souffrir encore. Quand tu fais à quelqu’un, quelqu’un te fera… J’ai parlé mais Dieu pardonne moi c’est la colère.

Taguez moi l’administration pour la cause de la facilité de la communication (la langue) entre les patients et accompagnateurs.

Vous écrivez un produit qu’on ne va pas utiliser, après vous écrivez un autre, au moins ça j’ai réussi à vous en dissuader…

Mon patient perd connaissance et ouvre la bouche à 23h38 pour demander Pourquoi vous avez fait Scanner ?

Maintenant, pour 26 patients (ce que j’ai pu compter), seul 3 infirmiers sont là pour eux. Alors qu’il y a 3 filles et 4 autres jeunes qui ne font rien selon (moi), eux ils ne font qu’écrire… Eh Dieux ! Yehowa dénou Nya yamé looooo !

Hummm, Dieu vous voit, ce qu’on vous a amené à 18h là, comment on appelle ça ?

La salle d’urgence est trop petite avec plus de 5 accidentés qui arrivent en moins de 2 minutes. Le pire vous n’avez pas de lit.

Mon patient est resté par terre sur le pagne de sa femme durant 5 jours, en les libérant vous avez demandé 2500f pour le lit. Mon cœur a saigné, car ce sont le prix des carreaux que vous demandez (les 12.500f) que vous avez pris malgré que mon patient ait dormi par terre, vous le payerez ailleurs. Paroles d’un Togolais fatigué, désabusé, appauvri, assoiffé, maltraité sans voix et libertés de réclamation.

Je sais que ce que je raconte, ne fait ni froid ni chaud aux yeux de certaines personnes. Soit leur histoire est dure que la mienne où ils sont justes indifférents car ce n’est pas un membre de leur famille.

Dieu mon patient a quitté votre (…..), ma prière est que Dieu fasse le reste et qu’aucun membre de vous votre famille ne subisse ça ailleurs…

Il faut les envoyer se faire traiter à l’étranger.

Permettez-moi d’emprunter cette phrase et de l’adresser à l’endroit des agents de santé qui n’ont aucune compassion, aucun amour, pas d’estime d’autrui :

– Nous sommes fatigués, Nous sommes fatigués, Nous sommes fatigués de vos comportements d’intellectuels face aux paysans et analphabètes qui viennent demander votre soutien pour avoir la guérison.

Si moins sachez qu’on dit que le médecin traite mais c’est Dieu qui guérit, mais je voudrais vous dire que Tout le monde ne vous aimera pas, mais vous faites tout au bon moment. Même si vous ne comprenez pas, il faut comprendre.

Un Togolais fatigué !

En outre, il pourrait être utile d’examiner les statistiques disponibles sur les erreurs médicales, les plaintes des patients ou toute autre donnée objective pouvant indiquer des problèmes systémiques au sein de l’établissement de santé.

Il est essentiel de traiter ces problèmes avec sérieux et de mettre en place des mesures correctives pour assurer la sécurité et le bien-être des patients. La formation continue, la supervision adéquate, l’application stricte des protocoles médicaux et l’écoute des préoccupations des patients sont des éléments clés pour garantir des soins de santé de qualité et éthiques au sein du CHU Sylvanus Olympio.

La rédaction

By Aristo