• 18 mai 2024 16h36

Miadé Bé Nou

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Conflit entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire : Sa Majesté Nana Kyeremaa Abrafi Koto plaide pour la paix entre les deux pays frères

ByAristo

Nov 10, 2023

Près de deux mois après l’arrestation de deux gendarmes ivoiriens entrés accidentellement en territoire burkinabé, Ouagadougou et Abidjan auraient de discrètes négociations sur la frontière qui sépare les deux pays. Entre enjeux sécuritaires, migratoires et commerciaux, derrière la question des frontières se cache aussi celle des relations internationales.

La frontière qui sépare la Côte d’Ivoire du Burkina Faso s’étend sur plus de 600 kilomètres, alternant entre terres arides, larges cours d’eau et forêts denses. Une démarcation a bien été tracée, après la décolonisation, pour délimiter ces nouveaux territoires dans ce qui était auparavant l’Afrique occidentale française, mais dans les faits, cette frontière, comme beaucoup d’autres en Afrique, reste très poreuse.

Il n’est donc pas rare que des agents la traversent accidentellement d’un côté comme de l’autre. En mars 2023 déjà, quatre policiers ivoiriens avaient été arrêtés au Burkina Faso près de l’axe Doropo-Kalamon, dans le nord-est du pays, avant d’être relâchés quelques heures plus tard. « Ce sont des situations qui ne sont pas nouvelles” explique Amadou Coulibaly, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement ivoirien. “Il est arrivé que nous prenions sur le territoire ivoirien des éléments des forces de l’ordre de nos voisins, tout comme il arrive que certains de nos éléments se retrouvent dans certains pays voisins ».

La Côte d’Ivoire est en effet considérée par un nombre grandissant de pays d’Afrique de l’Ouest comme un valet de la France, en faisant un allié peu fréquentable pour son voisin burkinabè. Pourtant les deux pays ne peuvent pas se permettre d’être totalement en froid : ils ont besoin l’un de l’autre notamment pour lutter contre la menace djihadiste mais aussi de réguler l’afflux de burkinabés déplacés par l’avancée des terroristes et venu se réfugier en Côte d’Ivoire.

Comme c’est dans sa coutume de prôner la paix et la cohésion dans l’espace CEDEAO et en Afrique général à travers nos traditions et cultures ancestrales, Sa majesté Nana Kyeremaa Abrafi Koto, femme de paix et de dialogue exhorte le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire d’une part et les autres pays de l’espace Cedeao à cultiver le bon ton et la cohésion sociale dans l’union et la fraternité.

Dans un message adressé aux communautés de l’espace CEDEAO et d’Afrique vivants en Côte d’Ivoire, et particulièrement aux différents acteurs des réseaux sociaux, Sa Majesté Nana Kyeremaa Abrafi Koto, Reine mère des Communautés des Peuples de la CEDEAO et d’Afrique se veut rassurant sur la bonne volonté manifeste des parties en présence. A savoir, les deux pays frères que sont le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.

Deux Etats liés par l’histoire et la géographie et qui ont déjà constitué un seul peuple à un certain moment de leur histoire.

Elle invite à bénéficier de l’esprit de discernement pour comprendre le bien fondé du désir exprimé des populations qui exigent que les conflits qui naissent trouvent leurs solutions par la voie du dialogue.

Le dialogue qui reste l’arme des forts, soucieux du vivre ensemble. D’intégrer les populations dans leur espace sécuritaire au service d’un développement durable.

Sa Majesté Nana Kyeremaa Abrafi Koto invite les différents acteurs des réseaux sociaux de mettre profil bas en évitant d’allumer la flamme de la haine et de naviguer dans une spirale de violence verbale, incitant à la provocation dans un contexte comme celui-ci.

Elle sollicite de la part des dirigeants du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire, de toujours développer l’esprit du bon voisinage qui cultive l’harmonie au service de la paix et de la cohésion sociale.

Et les exigences du Burkina Faso ne s’arrêteraient pas là : selon les informations du Monde, le gouvernement burkinabè chercherait même à obtenir l’extradition de personnalités burkinabé détenues en Côte d’Ivoire, tandis que Jeune Afrique assure que Ouagadougou exige l’arrestation et l’extradition d’hommes politiques et de militaires “suspectés de complot contre le capitaine Ibrahim Traoré, et qui seraient en Côte d’Ivoire depuis le 10 septembre”.

De son côté, la Côte d’Ivoire se dit “optimiste” quant à la libération des deux policiers, “dès lors que le dialogue n’est pas rompu” et reste ferme sur ses positions, refusant de céder aux exigences de son voisin. Mais près de deux mois après leur arrestation, les deux agents ivoiriens restent, à ce jour, détenus à Ouagadougou – pour une durée indéterminée.

©2023 La rédaction.

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