• 23 juillet 2024 1h54

Miadé Bé Nou

Traditions, Cultures ancestrales et Actualités du Togo, d'Afrique et du Monde

Correction : Anomalies « normatives » au Togo

ByAristo

Déc 17, 2023

Des retraités maintenus en fonction : Cas du Professeur Kafui Kpegba 

On n’en a pas parlé assez, les anomalies qui caractérisent la gouvernance au Togo. Depuis plus de deux ans au Togo, la plupart des institutions de la République sont dans l’illégalité du fait du non renouvellement de leurs instances. Pourtant, ce sont d’importantes institutions qui prennent des décisions qui engagent la vie des Togolais.

Même  la 6ème législature de l’Assemblée Nationale dont le mandat expire le 8 janvier  2024 va jouer la prolongation jusqu’ au moins mars 2024. « Dans ce contexte de légèreté blâmable s’ajoutent d’autres anomalies innommables : Golfe et Agoè-Nyivé sans Préfet, Ambassade de France et DAGL sans tête. En la faveur des élections municipales du 30 juin 2019, il a été créé le 13 novembre de la même année, le District Autonome du Grand Lomé(DAGL) dont l’administration est placée sous l’autorité du Gouverneur conformément à l’article 13 de la Loi portant sa création.

Ce DAGL qui couvre les 13 Communes du Golfe et d’Agoè-Nyivé s’occupe de l’assainissement, de la planification de l’aménagement du territoire, la construction ,la réhabilitation , l’équipement ,la gestion et l’entretien des collèges d’enseignement général, des lycées publics d’enseignement général et technique ,la gestion des infrastructures d’importance nationale à caractère commercial, sportif, sanitaire, culturel telles que les marchés , les hôtels, les centres de traitement technique de déchets etc. construits par l’État ou intéressant plusieurs communes à la fois. Bien que le gouverneur n’ait jamais été nommé, cette structure de grande portée avec un budget vertigineux, est opérationnelle.

Ceci est inimaginable dans un pays qui respecte une certaine orthodoxie dans sa gouvernance. Toujours dans ce Grand Lomé, les Préfectures du Golfe et d’Agoè-Nyivé n’ont plus de Préfet.  Nommé le 24 mars 2021 à la tête de la Préfecture du Golfe, le Commissaire Divisionnaire Kossi Djinyefa Atabuh est décédé malheureusement le 5 août et inhumé le 16 septembre 2023.Plus de trois  mois après, son successeur n’est toujours pas connu. Idem pour Agoè-Nyivé dont le Préfet Colonel Awate Hodabalo est nommé ministre le 8 septembre 2023 au poste de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et du Développement des Territoires. Et c’est au détour du remaniement ministériel du 8 septembre que le Colonel Calixte Batossie Madjoulba jusque-là Ambassadeur du Togo en France et dans plusieurs autres pays d’Europe, a été promu ministre de la Sécurité et de la Protection Civile. Lui aussi n’a pas connu son remplaçant jusque-là. Doit-on conclure que les Colonels Awate et Madjoulba cumulent leurs différentes fonctions ? Inconcevable à tout point de vue.

N’y-a-t-il pas d’autres Togolais qualifiés pour ces hautes fonctions de la République ? En l’absence des premiers responsables dans une administration minée par plusieurs fléaux, les dégâts sont bien énormes.

 Il apparait un laisser-aller dont le Chef de l’État ne saurait s’accommoder indéfiniment. Le plus tôt serait le mieux dans l’intérêt de la population togolaise », écrivions-nous dans notre parution N°1123 du 16 octobre 2023.Une situation toujours d’actualité deux mois après puisque rien n’a bougé.

Pis, d’autres situations s’y ajoutent. Le cas des retraités maintenus en fonction. A titre d’exemple, la 2ème Vice-Présidente de l’Université de Lomé admise à la retraite depuis un moment est bien à son poste. Professeur Kafui Kpegba, première femme députée à l’Assemblée nationale en 1994, a connu un parcours extraordinaire. Mais cela suffit-il à l’empêcher (sic) de jouir de son droit d’admission à la retraite ?

Il faut bien que cela change pour permettre à toutes les compétences nationales de s’exprimer.

Source : Journal « Le Correcteur »

By Aristo