• 21 février 2024 21h21

Miadé Bé Nou

Traditions, Cultures ancestrales et Actualités du Togo, d'Afrique et du Monde

Don de vivres dans le Grand Lomé : Comme un parfum de précampagne électorale

ByAristo

Mai 7, 2023

Les ménages vulnérables de dix localités du Grand Lomé ont bénéficié de vivres à l’occasion de la célébration du 63ème anniversaire de l’indépendance du Togo. Comme annoncé par le gouvernement il y a un moment, 4000 ménages de 8 quartiers, à raison de 500 ménages par quartier vont bénéficier de ces provisions dont le coût s’élève à plus de 29 millions de francs CFA.

En attendant, les foyers des quartiers comme Houmbi, Atchanve (Agoè-Nyivé 1), Tsikplonoukopé Lomégnonkopé (Agoè-Nyivé 6), Bè-Apéyémé, Adakpamé (Golfe 1), Dogbéavou et Kodomé (Golfe 4) ont eu le privilège d’être servis, sourire aux lèvres pour la plupart femmes. Témoin les témoignages reçus ici et là. Cette action, faut-il le rappeler, a été menée par l’Agence Nationale d’Appui au développement à la Base (ANADEB), établissement public qui se donne pour mission « d’accompagner les communautés à la base qui sont désormais au centre de leur propre développement, pour réaliser le paradigme du minimum vital commun », si l’on en croit les responsables de cette agence créée par décret n°2011-017/PR du 19 janvier 2011. Les kits sont composés de riz, de pâtes alimentaires, de la tomate en boîte et de l’huile, etc. Des kits dont Mazalo Katanga, la Directrice générale de l’ANADEB, dit qu’ils viennent du Chef de l’État : « C’est un don personnel du chef de l’État, Faure Gnassingbé qui intervient dans le cadre de la célébration du 63ème anniversaire de l’indépendance du Togo. Il vient en vue de soutenir la consommation dans les ménages pauvres ciblés à cette occasion », a-t-elle déclaré. On peut se réjouir qu’ANADEB, institution à la base placée sous tutelle du Ministère du Développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes (MDBAJEJ), soit au chevet des populations vulnérables. Elle ne fait d’ailleurs que remplir sa mission de mise en œuvre de la politique nationale du développement à la base définie par le gouvernement. Mais le timing est si mal choisi, qu’on ne peut pas ne pas voir dans cette action comme un parfum de campagne électorale pour les beaux yeux d’Union pour la République (UNIR).

Comment interpréter ces actions autrement que par la volonté du pouvoir de racoler des Togolais qui n’ont que faire des législatives et autres régionales, qui ne pensent qu’à bien se nourrir, chose qui est un luxe au pays des Gnassingbé ? Ces actions auront beau réjouir les récipiendaires, elles fleurent bon une campagne mal déguisée. C’est déplorable qu’on en vienne toujours à prendre le peuple pour du bétail électoral.

Source : Journal « Le Correcteur »

By Aristo