• 21 février 2024 13h27

Miadé Bé Nou

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Fin de mandat des députés,… détenus politiques : L’ANC toujours préoccupée et appelle à un consensus pour décanter la situation

ByAristo

Jan 22, 2024

L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) demeure préoccupée par la fin de mandat de l’Assemblée nationale, le respect de la Constitution, le découpage électoral, le fichier électoral et la situation des détenus politiques.

En conférence de presse le mercredi 10 janvier 2024 à son siège à Lomé, le parti a présenté ses condoléances à la communauté catholique pour le rappel à Dieu de Mgr Philippe Fanoko Kpodzro avant de se prononcer sur les principaux enjeux de l’heure en relevant les circonvolutions auxquelles se livre le pouvoir en place pour perpétrer un énième coup de force électoral au lieu de favoriser, pour une fois, une amélioration effective du cadre électoral de notre pays.

Le mandat des députés de la troisième législature a pris fin le 31 décembre 2023. Malheureusement, les élections législatives ne sont pas tenues comme le prescrit l’article 52 de la Constitution.                                                                                                                                                                          Pour les Responsables de l’ANC, « la non tenue des législatives dans les délais constitutionnels enlève aux députés la légitimité que leur a confiée le peuple et rend caducs la majorité parlementaire ainsi que le gouvernement issu de cette majorité. Ce qui fait que notre pays n’a plus qu’un gouvernement de fait ».

De ce fait, le parti orange appelle le pouvoir en place et la classe politique à œuvrer ensemble dans un cadre de discussions crédibles et sincères où le consensus doit prévaloir pour sortir le pays de cette situation institutionnelle créée par la fin du mandat de l’Assemblée nationale.

Découpage électoral

Selon le Président de l’ANC, Jean-Pierre Fabre, « la proposition ‘’une commune, un député’’ que veulent nous vendre le RPT/UNIR et ses amis, viole la Constitution de notre pays puisque les 117 communes n’ont pas le même poids démographique. Si une telle proposition venait à être retenue, cela signifierait que ceux qui l’ont proposée accompagnent le régime dans sa propension à violer les lois de la République, ce qui créerait encore plus de disparités dans le découpage et cristalliserait la création de Bantoustans en terre togolaise, comme dans le système d’Apartheid jadis en Afrique du Sud ». Voilà pourquoi le parti demande à l’ensemble de la classe politique de faire un examen approfondi de la Constitution togolaise en la matière, avant d’avancer des propositions qui sortent du droit en laissant entiers, les problèmes d’inégalité et d’iniquité que le nouveau découpage électoral doit permettre de régler.

Afin d’établir un fichier électoral correct et consensuel, l’ANC invite la CENI à revenir enregistrer les citoyens laissés pour compte et permettre à ceux qui ont atteint 18 ans de pouvoir se faire également enrôler.

Achats de conscience et corruption

L’ANC constate avec réprobation, que les dirigeants du parti RPT/UNIR, le Chef de l’État lui même en tête, ont pris d’assaut l’ensemble du territoire et se livrent à des activités de corruptions et d’achats de conscience par la distribution de vivres et de non vivres à des populations paupérisées à dessein et survivant dans la misère et le dénuement.

Le parti dénonce et condamne ces actes répréhensibles qui sont prévus et punis par la Loi, en période de pré-campagne et de campagne électorales et appelle les populations togolaises à demeurer vigilantes pour ne pas se faire berner par ce régime prédateur qui pense acheter les Togolaises et les Togolais avec un bol de riz et une boîte de sardines à l’huile, après les avoir affamés pendant plus de 60 ans.

Détenus et exilés politiques

En ce début de cette nouvelle année et de surcroit, veille des élections législatives et régionales, l’ANC appelle le gouvernement sortant à initier des actions permettant la libération des prisonniers politiques, le retour sans crainte de tous les exilés volontaires ou contraints, la levée définitive des inculpations dans l’affaire des incendies des marchés de Lomé et de Kara, l’ouverture de discussions structurées en vue du dédommagement conséquent de toutes les victimes des incendies des marchés.

Source : Journal « Le Correcteur », Georges A.

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