• 27 mai 2023 16h44

Miadé Bé Nou

Traditions et Cultures ancestrales du Togo et d'Afrique

Journée Internationale De La Liberté De La Presse au Togo: Le SYNJIT demande « plus de respect à ce noble métier »

ByAristo

Mai 3, 2023

Le 3 mai a été proclamé Journée mondiale de la liberté de la presse par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1993, suivant la recommandation adoptée lors de la vingt-sixième session de la Conférence générale de l’UNESCO en 1991.

Même si l’on célèbre depuis 1993 la Journée mondiale de la liberté de presse, celle-ci s’enracine encore plus loin dans l’histoire des Nations Unies. En effet, il est stipulé, dans l’Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 que : « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »

Aujourd’hui, dans le monde entier, le 3 mai est devenu l’occasion d’informer le public à propos des violations du droit à la liberté d’expression et le moment de se rappeler que plusieurs journalistes risquent la mort ou la prison en transmettant la nouvelle aux gens.

Dans un communiqué, le Syndicat National des Journalistes Indépendants du Togo (SYNJIT) du 02 mai 2023, le SYNJIT invite tous les journalistes employés dans le privé à la vigilance, et à plus d’engagements pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail dans un environnement sain et compétitif, pour le professionnalisme en toute liberté. Seules les règles de la profession du journalisme doivent prévaloir en tout temps.

Voici ci-dessous le communiqué :

(À l’occasion du 3 Mai : Dans l’espoir de vivre décemment de son métier)

Lomé le 02 mai 2023 : Ce mercredi 3 Mai, le monde entier commémore la Journée internationale de la Liberté de la presse, marquant ainsi les 30 ans de la décision de l’Assemblée générale des Nations Unies de proclamer une Journée internationale pour la Liberté de la presse.

La Journée de cette année a pour thème « Façonner un avenir de droits : La liberté d’expression comme moteur de tous les autres droits de l’homme », signifiant pour les Nations-Unies que la liberté d’expression constitue l’élément essentiel à la jouissance et à la protection de tous les autres droits de l’homme.

Pour le SYNJIT, Syndicat national des Journalistes Indépendants du Togo,

– La meilleure façon de façonner un avenir de droit au sein de la presse togolaise surtout privée, c’est de permettre aux journalistes de vivre à leur faim et d’être en mesure de subvenir à leurs besoins vitaux et ceux de leur famille. Pour l’instant, les journalistes employés dans le privé au Togo sont trop mal payés, et très peu sont en mesure de refuser de l’argent venant des acteurs socio-politiques. Ce qui trahit malheureusement leur libre pensée.

– La liberté d’expression comme moteur de tous les autres droits de l’homme n’est possible que lorsque les journalistes dans leur ensemble parviendront à se départir de toute influence extérieure, participeront en toute indépendance et avec équilibre aux débats sur les grands sujets de la nation.

– Une presse libre au Togo passera également par un regroupement de l’ensemble des journalistes dans une organisation unique qui, face au pouvoir public et la société, n’aura qu’une seule voix, qui pour discuter, qui pour négocier des avantages liés à la corporation.

Le SYNJIT appelle à l’occasion de ce 3 Mai, les journalistes togolais à une autre lecture de la liberté de la presse pour plus de respect à ce noble métier. Il appelle chaque homme et femme des médias à faire un auto examen de sa propre liberté dans l’exercice ce métier qu’est le Journalisme. Il invite également tout journaliste à veiller à son indépendance, son intégrité et sa liberté en tout lieu et en tout temps.

Enfin, le SYNJIT invite tous les journalistes employés dans le privé à la vigilance, et à plus d’engagements pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail dans un environnement sain et compétitif, pour le professionnalisme en toute liberté. Seules les règles de la profession du journalisme doivent prévaloir en tout temps.

Camarades salut !