• 18 mai 2024 17h37

Miadé Bé Nou

Traditions, Cultures ancestrales et Actualités du Togo, d'Afrique et du Monde

Protocole d’accord sur la réduction du coût de roaming entre le Togo et le Bénin : Prioriser le casse-tête wifi zone

ByAristo

Oct 28, 2023

Le 18 octobre 2023, le Togo et le Bénin ont signé un protocole d’accord de free roaming à Lomé.

Grâce à cet accord dû au « règlement C/REG 21/12/17 portant sur l’itinérance communautaire sur les réseaux de communications mobiles à l’intérieur de l’espace CEDEAO », les Togolais pourront se rendre au Bénin et communiquer en conservant leurs cartes SIM, à des tarifs largement revus à la baisse.

Il en est de même pour les Béninois de passage au Togo.Cette mesure prendra effet dès janvier 2024,et devra permettre aux consommateurs d’internet mobile de payer 3600 fois moins cher que le prix actuel. Pour les services internet mobile, le consommateur togolais en visite au Bénin sera facturé à au plus 2,2 Fcfa le Mo. La même consommation coûte jusqu’à alors 8000 Fcfa le Mo. La réception d’appel qui est facturée à 240 F la minute pour un Togolais en roaming au Bénin, sera désormais gratuite. Ce durant les trente jours consécutifs de son séjour, précise le régulateur. De 300F CFA aujourd’hui, la facturation des appels émis vers un réseau béninois chute à 60 F CFA la minute. Et pour appeler le Togo depuis le Bénin, le voyageur togolais ne déboursera que 90F CFA.

 Cette consommation frôle actuellement 1393 F CFA. Le free roaming permet de réduire ce tarif jusqu’à 15 fois. Saisissant l’occasion de cet accord, les deux régulateurs ont convenu de plafonner les appels internationaux entre les deux pays à 90 F CFA contre 225F actuellement la minute. Cette nouvelle ne peut, bien entendu, que réjouir les consommateurs des deux pays, surtout les Togolais qui ont toujours été à l’étroit sous ce rapport.

Mais quelque salutaire que soit ce protocole d’accord, il ne saurait faire oublier l’appréhension des consommateurs aujourd’hui obligés à faire leur deuil de l’installation du wifi zone dont « l’implantation de pylônes en vue de la fourniture des services est interdite » selon l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP).

Si ARCEP doit couper la poire en deux, que ce soit pour le bien des consommateurs, pas à leur détriment comme les choses le laissent entendre.

Source : Journal « Le Correcteur »

By Aristo