• 21 février 2024 20h07

Miadé Bé Nou

Traditions, Cultures ancestrales et Actualités du Togo, d'Afrique et du Monde

Retard des tranches à l’Université de Lomé : Le mauvais casting qui se perpétue

ByAristo

Juin 29, 2023

C’est l’éternel et ennuyeux scénario que les autorités universitaires nous ont habitués : le retard des pauvres tranches des étudiants. On nous l’a tellement joué ce morceau, qu’on n’en est plus tellement surpris.

Les étudiants, eux, réduits à de dures privations, n’en finissent plus d’accuser le coup. Eux qui ont des besoins à satisfaire, des documents à s’offrir, des livres à acheter, des provisions à faire, doivent indéfiniment attendre les bonnes volontés de leurs supérieurs hiérarchiques. Vivre avec seulement une tranche alors qu’on en est au huitième mois des cours, n’est-ce pas condescendant de la part des responsables de cette école où bien des parents de futurs bacheliers n’osent pas envoyer leurs enfants à cause de la sulfureuse renommée qui la précède ?

Ce mauvais casting orchestré chaque année est devenu l’ADN même de presque tous les Présidents d’universités qui se sont succédé à ce jour. Étudiant, nous avons-nous-même été victime de cette indifférence. A cause de ses diverses actions sur le campus, on avait donné le bénéfice du doute à Komla Dodzi Kokoroko, Président de l’université de Lomé doublé de ministre des Enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat. On s’était dit qu’il n’est pas Président d’université à laisser les étudiants rester sur la paille, lui qui sait mieux que personne les conditions de ces derniers. Mais on a déchanté, car chaque année est rythmée de ce retard de virement sur fond de grincements de dents dans les rangs des apprenants.

Ce ne sera pas non plus Ihou Wateba qui viendra changer la donne, tout ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche qu’il est. Les étudiants sont-ils donc condamnés à toujours vivre cette situation ubuesque ? Qu’ont-ils fait au bon Dieu pour mériter cela ? C’est regrettable qu’on remette à chaque fois cette histoire sur le tapis.

Source : Journal « Le Correcteur »

By Aristo